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La Base Aérienne 102 "Guynemer" de Dijon est l'une des plus anciennes de l'armée de l'air, ses origines remontent au printemps 1914 durant lequel étaient créées les premières unités d'observation.
DÉBUTS HÉROIQUES DE L'AVIATION
Le choix d'implémanter un "champ d'aviation" à Longvic eut, comme origine, sa situation géographique à proximité relative des frontières et sa capacité d'extension sur la plaine de Saône.
Les 4 premieres escadrilles, numérotées de 17 à 20, équipées de Blériot, Breguet et Farman, seront mobilisées au mois d'août 1914, laissant place à l'école d'aviation Voisin, et par la suite, à une école technique de pilotage.
C'est dans la seconde moitié du conflit que le centre d'aviation de longvic a l'honneur d'être le théâtre de deux prises d'armes historiques:
Le 13 mai 1916, le célèbre sous-lieutenant Guynemer reçoit lors d'une grandiose cérémonie, le premier drapeau de l'aéronautique militaire, à l'emplacement même de l'actuel aéoroport civil, c'est ainsi que la BA 102 s'appelle maintenant base aérienne Guynemer.
Le 21 juin 1918, Fonck (l'as des as avec 75 victoires aériennes) est le porte drapeau de l'aviation militaire française.
L'ENTRE DEUX GUERRES
La paix revenue, l'activité aérienne du camp d'aviation est vouée à l'observation et la reconnaissance avec la création en 1920 du 2ième Régiment d'Aviation d'Observation qui deviendra rapidement le 32ième R.A.O. Une première escadrille de chasse, avec ses Nieuport 29, arrive en 1924 au 32ième Régiment, qui devient alors Régiment d'Aviation Mixte.
Il faut attendre 1932 pour que la réorganisation de l'aéronautique militaire, qui, quelques mois plus tard deviendra l'Armée de l'Air, entraîne la création de la 2ième Brigade aérienne et la contribution de la 7ième escadre de chasse avec ses Wibault 72, Nieuport 62, et Morane 225.
Dans le début des années 20, l'Aéroclub de la Côte d'Or prend possession d'une parcelle de terrain situé à l'Est de la base. Il installe en 1936 un Club-House qui permet ainsi de développer l'activité de l'aviation civile (l'A.C.C.O. est implantée depuis 1957 sur le terrain civil de Darois).
LA SECONDE GUERRE MONDIALE
En 1938, la base aérienne abrite, outre des formations de grande reconaissance et d'observation (Potez 540, Bloch 200, Breguet 27) deux belles unités de chasse: les 3ième et 7ième escadres, qui, en 1939 percevront le Morane-Saulnier 406, le chasseur français le plus moderne de l'époque.
La base est occupée par la LUFTWAFFE dés 1941. Après le départ des Allemands le 10 septembre 1944, c'est l'aviation américaine qui prend possession du terrain. De novembre 1944 à mai 1945, ce sont près de 200 B-26 "Marauder" qui opèrent à partir du terrain de Dijon. Entre 1946 et 1949, Les blessures de la guerre sont peu à peu pansées et l'infrestructure permet alors d'accueillir des formations aériennes modernes.
Dijon, première base opérationnelle d'avions à réaction.
L'année 1949, marque une date importante dans l'histoire de la base avec l'arrivée de la célèbre 2ième escadre de chasse qui reçoit en juin les tout premiers chasseurs à réaction de l'Armée de l'Air que sont les "Vampire" MK 5.
Dijon est ainsi le creuset de la chasse à réaction française, où depuis 50 ans, opèrent les meilleures machines.
En 1956, l'affectation du chasseur supersonique "Mystère" IV A à la 2ième escadre, entraîne la construction d'une nouvelle piste de 2 400 m orientée Nord-Sud. Ainsi, la BA 102 est une des rares bases aériennes françaises à pouvoir disposer de 2 pistes opérationnelles. En 1957, la 2ième escadre met en oeuvre la célèbre Patrouille Acrobatique de France, avec jusqu'à 12 "Mystère IV". C'est en 1961 qu'elle rejoindra la base de Nancy, date où l'escadre de Dijon reçoit les premiers avions supersoniques français; les "Mirage III C"; ils seront remplacés en 1968 par un avion aux performances accrues, le Mirage III E, auquel succédera en juillet 1984 le tout nouveau Mirage 2000.
AUJOURD'HUI
Une fois encore, la base 102 a l'honneur d'être la première équipée d'un avion de pointe et c'est encore le cas en 1999, avec l'arrivée au sein de l'escadron de chasse 1-2 baptisé "Cigognes", du mirage 2000-5 fêtant ainsi le demi siècle de l'aviation de chasse à réaction en France.
Ansi l'Aéroport Dijon-Bourgogne, en partageant les pistes avec les militaires, bénéficie d'un équipement de pointe pour la sécurité et les procédures aéronautiques.
Et de fait, cette mixité de la plate-forme dédiée au trafic civil et militaire, permet d'optimiser les coûts d'investissement et de fonctionnement qui sont nécessaires aux deux activités.
Cette force des intérêts conjoints est l'un des gages de notre développement futur.
CONTACT B.A. 102:
03.80.69.51.02
03.80.69.52.88
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